Glossaire

Agénésie : Absence d’un organe par absence de développement de son ébauche embryonnaire.


Agent mutagène : Un agent mutagène est une substance ou un mélange, naturel ou résultant de l’activité  humaine, physique (les radiations) ou chimique (certains solvants, le benzopyrène, présent dans la fumée de cigarette), susceptible de produire des mutations de l’ADN. Les effets sur l’Homme se traduisent par des anomalies transmises à la descendance (anomalies morphologiques, fonctionnelles) si les cellules germinales sont altérées.


Aménorrhée : L’aménorrhée correspond à l’absence des règles ou menstruation, qui est l’un des principaux signes d’un début de grossesse. Les médecins et sages-femmes qui suivent la grossesse parlent en semaine d’aménorrhée (SA) parce qu’ils comptent à partir du 1er jour des dernières règles. On compte les Semaines de Grossesse (SG) à partir de la date de la fécondation qui suit habituellement de 14 jours la date du 1er jour des dernières règles.


Amniocentèse : L’amniocentèse est un acte médical visant à prélever du liquide amniotique en introduisant une aiguille à travers la paroi abdominale maternelle sous contrôle échographique. Cette technique constitue l’examen le plus utilisé pour le diagnostic prénatal. Elle est réalisée dans le but de :

  • détecter les anomalies chromosomiques (trisomie 21…), ainsi que pour la recherche d’autres pathologies fœtales d’origine génétique
  • diagnostiquer les anomalies de fermeture du tube neural (spina bifida…)
  • rechercher les éventuels agents infectieux (toxoplasmose, cytomégalovirus, rubéole…)

L’amniocentèse est le plus souvent réalisée entre 15 et 18 semaines d’aménorrhée (SA). Le délai d’obtention des résultats est variable selon les analyses réalisées (de 12 jours à 3 semaines). Elle peut être proposée dans les situations suivantes :

  • lorsque l’âge de la mère est supérieur à 35 ans (1/350)
  • lorsque les tests sanguins et l’échographie indiquent un risque d’anomalie chromosomique
  • en présence d’antécédent d’anomalies chromosomiques dans la famille

Le risque de prélèvement est avant tout celui d’une fausse couche, estimé à 0,5%. Celle-ci peut être due à une rupture des membranes qui entourent le fœtus, plus rarement d’une infection utérine.


Anamnios : Absence de liquide amniotique


Anomalie chromosomique : Une anomalie chromosomique correspond à un remaniement du nombre (présence d’un chromosome supplémentaire – trisomie ou suppression d’un chromosome – monosomie), ou de la structure des chromosomes, consécutive à un réarrangement du matériel chromosomique (inversion, délétion et microdélétion, duplication, translocation).

L’accident à l’origine de ces anomalies se situe soit au moment de la méiose pendant la gamétogenèse, soit au cours d’une mitose. On distingue les anomalies chromosomiques dites homogènes, lorsque l’anomalie est observée dans toutes les cellules examinées et les anomalies en mosaïque quand seulement une fraction des cellules est anormale.

Leurs conséquences varient en fonction du remaniement considéré. Les remaniements peuvent être équilibrés (sans perte ni gain de matériel génétique) ou déséquilibrés, ils se traduisent alors par des manifestations cliniques d’autant plus graves que la perte ou le gain de matériel génétique est important.


Aplasie :  Dysfonctionnement des cellules ou des tissus qui aboutit à un arrêt de leur développement.


Association : Présence non aléatoire de plusieurs malformations sans cause identifiée (ex association VATER où l’on retrouve au moins 3 des anomalies suivantes : anomalies vertébrales, atrésie anale, fistule trachéo-œsophagienne, malformations rénales et anomalies des membres).


Atrésie : Une atrésie se caractérise par l’occlusion complète ou non, d’un orifice ou d’un conduit naturel (atrésie anorectale, atrésie de l’œsophage).


Autosome : Tout chromosome autre que les chromosomes sexuels X et Y (par opposition à gonosome). Il y a 22 paires d’autosomes dans les cellules humaines, soit 44 chromosomes non sexuels. Un chromosome autosomique (ou « somatique ») ne détermine pas le sexe car il porte des gènes autosomiques


Biopsie des villosités choriales : La biopsie des villosités choriales, appelée également prélèvement de trophoblaste ou choriocentèse, est une technique de diagnostic prénatal précoce. Elle est réalisée sous contrôle échographique, à l’aide d’une aiguille ou cathéter qui prélève un petit fragment de placenta (appelé trophoblaste au premier trimestre de la grossesse). L’examen est réalisé par voie transabdominale et plus rarement par voie vaginale (transcervicale). Il est pratiqué aux alentours de la 11ème semaine d’aménorrhée. Le délai d’obtention des résultats est environ de deux semaines.

Cet examen est indiqué dans le but d’étudier le caryotype, afin de rechercher des éventuelles anomalies chromosomiques, ainsi que de diagnostiquer des maladies génétiques en cas d’antécédents familiaux. La biopsie des villosités choriales peut être proposée dans les situations suivantes:

  • un âge maternel avancé
  • une suspicion d’une malformation du fœtus observée à l’échographie du premier trimestre
  • un risque augmenté d’anomalie chromosomique (en présence d’antécédents familiaux)

Il existe des risques et des complications possibles suite à la réalisation de l’examen. Le principal risque est celui de fausse couche, estimé à 0.5 à 1%. Dans le cas où les résultats obtenus ne permettent pas de déduire si le fœtus est porteur d’anomalies recherchées (1 à 2% des cas), une amniocentèse peut s’avérer nécessaire pour interpréter les résultats.


Caryotype : Chaque cellule d’un individu portant une copie complète de son code génétique sous forme de chromosomes, la réalisation d’un caryotype permet de les étudier : les chromosomes de la cellule en division sont colorés, photographiés puis répartis, ordonnancés par paires et numérotés selon leur taille et forme dans le but de détecter des aberrations chromosomiques (exemple : Trisomie 13, trisomie 21) ou d’identifier certains aspects du génome de l’individu, comme le sexe génétique (XX pour le sexe féminin ; XY masculin).


CGH Array : La CGH Array (Hybridation Génomique Comparative sur micro réseau d’AND) est une technique d’étude de chromosomes qui permet de détecter des anomalies chromosomiques non visibles sur le caryotype. Il s’agit d’une analyse de l’ensemble du génome du fœtus en visualisant des anomalies 10 à 100 fois plus petites que les anomalies visibles sur un caryotype.

A partir d’un prélèvement de liquide amniotique, l’ADN du fœtus est comparé à celui d’un témoin, afin de déterminer s’il existe ou non des régions du génome en excès (additions, insertions) ou perdues (délétion), qu’on appelle les Variations du Nombre de Copies (CNV) d’ADN. Les CNV observés peuvent être soit :

  • Bénins : sans conséquence phénotypique (= pas de modification des caractéristiques observables)
  • Pathogènes : responsables des anomalies observées chez le fœtus (dans ce cas, il peut s’avérer nécessaire d’étudier le caryotype des parents)
  • CNV dont la signification clinique est incertaine (une autre méthode peut s’avérer nécessaire)

La CGH Array permet de connaître l’origine des anomalies identifiées. Cependant cette pratique présente quelques limites :

  • les remaniements équilibrés, c’est-à-dire le changement de place des chromosomes sans altérer leur nombre, ne sont pas repérés
  • Les anomalies en faible mosaïque, c’est-à-dire les anomalies chromosomiques présentes dans moins de 10-20% des cellules, ne sont pas détectées
  • Les mutations dans les gènes, ne sont pas mises en évidence (recours aux techniques de biologie moléculaire).

Conseil génétique : Le conseil génétique a pour but d’évaluer le risque de survenue ou de récurrence d’une maladie ou d’une malformation dans la descendance d’un couple, de proposer les différentes solutions de prévention qui s’offrent à lui et de l’accompagner dans sa décision.


Diagnostic Anténatal (DAN) et Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal (CPDPN) : Le Diagnostic Anténatal ou prénatal s’entend comme l’ensemble des pratiques et moyens médicaux mis en œuvre au cours de la grossesse pour détecter in utero chez l’embryon ou le fœtus une affection grave. Ces moyens relèvent de la clinique, de la biologie et de l’imagerie.

Quand une anomalie est observée au cours d’une grossesse, le CPDPN est sollicité avec l’accord des parents pour donner un avis et un conseil pluridisciplinaire en matière de diagnostic, de thérapeutique et de pronostic. Les professionnels du CPDPN se concertent pour assurer au mieux l’accueil de l’enfant à naître. Ils peuvent être amenés à attester de la particulière gravité de certaines pathologies fœtales qui autorisent l’acceptation d’une demande d’interruption médicale de grossesse (IMG). Un soutien psychologique peut aussi être proposé aux parents.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter l’article « Répercussions du diagnostic périnatal de malformation sur l’enfant et ses parents : approche métapsychologique à partir de l’étude longitudinale de 30 familles ». 

Les CPDPN ont été constitués par la loi bioéthique de 1994, ils représentent un pôle de compétences cliniques, biologiques et d’imagerie dans le cadre du DAN. Ils se composent de gynécologues obstétriciens, pédiatres, généticiens, conseillers en génétique, échographistes, radiologues pédiatres, chirurgiens pédiatres, cardio-pédiatres et chirurgiens cardiaques, néphro-pédiatres, neuro-pédiatres, sages-femmes.

Le CPDPN a obligation de recueillir et conserver les informations concernant l’état de santé de l’enfant et de transmettre un bilan annuel (anonyme) à l’Agence de Biomédecine. Il a aussi pour mission d’organiser des formations pratiques et théoriques destinées aux praticiens concernés pour le DAN (Article R.2131-10 CSP).

Vous pouvez consulter la carte des CPDPN [en cliquant ici].


DPNI ou Dépistage Prénatal Non Invasif : Le DPNI est un test de détection des principales trisomies (13, 18 et 21), basé sur l’analyse de l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel. Dès la 5ème semaine de grossesse, des petits fragments de matériel génétique d’origine fœtale sont libérés dans la circulation sanguine maternelle. Ce test de dépistage est dit « non invasif » car il est réalisé à partir d’une prise de sang maternelle, sans risque pour le fœtus. Le DPNI est un examen très fiable, qui détecte plus de 99% des trisomies (Détection de 99,3% pour une grossesse unique, 93,7% pour une grossesse gémellaire). En cas de résultat positif, un caryotype fœtal doit être réalisé (chorio ou amniocentèse).  En mai 2017, la HAS a actualisé ses recommandations concernant le dépistage prénatal de la trisomie 21. Vous pouvez consulter les recommandations [en cliquant ici]


Dysplasie : Organisation anormale des cellules en tissus (ex. osteogénèses imparfaite). De nombreuses dysplasies sont génétiques (ex. achondroplasie).


Fish : L’analyse FISH (Fluorescent In Situ Hybridization) permet le diagnostic rapide des principales anomalies de nombre des chromosomes. Elle s’applique directement aux cellules prélevées dans le liquide amniotique. Cette technique consiste en l’utilisation de sondes moléculaires marquées en fluorescence et correspondant à un gène ou une séquence d’ADN donnant un signal visible au microscope à la lampe UV, à un endroit précis d’un chromosome. Ces signaux correspondant donc aux chromosomes sont ensuite dénombrés.

Ce test est principalement utilisé dans le dépistage de la trisomie 21, la trisomie 13 et la trisomie 18 ainsi que les anomalies de nombre des chromosomes sexuels (Turner, triple X, Klinefelter, Double Y).


Gène : Un gène est une partie d’ADN, situé à un endroit déterminé sur un chromosome, qui donne des directives précises à une cellule. Le gène constitue une unité de l’hérédité qui contrôle un caractère particulier.

Pour en savoir plus : [Les notions pour mieux comprendre la génétique]


Génotype :  Le génotype correspond à l’ensemble des gènes d’un individu, c’est-à-dire l’ensemble des facteurs héréditaires constitutionnels qu’il possède.


Gonades : Organe reproducteur (testicules chez l’homme et ovaires chez la femme).


Gonosomes : Ce sont les deux chromosomes qui portent l’information génétique concernant le sexe : XX pour la femme et XY pour l’homme.


Homozygote et hétérozygote : Chaque gène est normalement présent deux fois (un exemplaire maternel et un exemplaire paternel). Si les deux versions de ce gène sont identiques chez un individu, il est homozygote (littéralement « identique du point de vue génétique »). Si les deux versions sont différentes, il est hétérozygote. Dans le cas de deux versions différentes, soit le gène s’exprime, soit il ne s’exprime pas. Quand le gène s’exprime, c’est-à-dire qu’il permet à lui seul d’avoir une incidence sur le phénotype, il est dit dominant. Quand il ne s’exprime pas, c’est-à-dire qu’à lui seul il n’a pas d’incidence sur le phénotype, il est dit récessif.


Hypoplasie : L’hypoplasie correspond à arrêt du développement ou croissance insuffisante d’un tissu ou d’un organe.


Idiopathique : Se dit pour un symptôme, une maladie ou une malformation dont l’origine est inconnue, auquel aucune cause n’a pu être attribuée.


IMG : Interruption médicale de grossesse, autrefois appelée « Interruption thérapeutique de grossesse » :

Article L2213-1 du Code de la Santé Publique :

L’interruption volontaire d’une grossesse peut, à toute époque, être pratiquée si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent, après que cette équipe a rendu son avis consultatif, soit que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, soit qu’il existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Entre l’annonce de l’anomalie de l’enfant et l’interruption de grossesse, il peut se passer un délai plus ou moins long qui dépend des examens effectués. Pour plus d’informations consulter la fiche pratique de l’IMG.


Létal : c’est ce qui provoque la mort, ce qui fait qu’un organisme vivant n’est plus viable.


Malformation : Défaut morphologique d’un organe ou d’une région du corps qui résulte d’un processus anormal du développement. Cette anomalie est présente à la naissance même si elle est diagnostiquée plus tard.


Malformation monogénique : elle résulte de l’anomalie d’un seul gène (ou d’un groupe de gènes proches) et est transmissible selon les lois de Mendel. Elle peut donc être héritée ou survenir de novo.


Monosomie : Caractérise l’absence d’un ou plusieurs chromosomes. Par exemple : syndrome de Turner (perte partielle ou totale d’un des deux chromosomes X).


Morphogénèse : Ensemble des lois qui déterminent la forme, la structure des tissus, des organes. La morphogénèse d’un organe correspond à l’ensemble des transformations que subit cet organe avant d’acquérir sa forme spécifique.


Mosaïque germinale : Un des parents, qui ne présente pas d’anomalie (porteur sain), est porteur de cellules mutées dans ses gonades, c’est ce qui explique la récurrence.


Mutation de novo : Mutation génétique qui survient spontanément chez un individu alors que ses deux parents n’en possèdent aucune trace dans leur patrimoine génétique.


Mutation génétique : «Une mutation est une modification non réversible du nombre ou de la structure du matériel génétique dans un organisme, qui peut aboutir à une modification des caractéristiques phénotypiques de l’individu. » *

Les mutations  peuvent être silencieuses, c’est à dire ne pas provoquer de modification d’acide aminé dans la protéine. Elles peuvent aussi impliquer un gène unique, un ensemble de gènes ou un chromosome entier. Une mutation peut résulter du remplacement d’un nucléotide par un autre (substitution), de la perte (délétion), de la duplication ou de l’addition d’un ou plusieurs nucléotides. Elle peut aussi résulter du déplacement ou de l’inversion d’une séquence nucléotidique au sein du génome.

Une mutation des cellules germinales dans les organismes à reproduction sexuée peut être transmise à la descendance.

Une mutation peut être spontanée résultant d’un processus naturel ou induite par un agent mutagène.  Dans les deux cas, la plupart des mécanismes sont identiques.

Pour un parent porteur de malformation, le risque de la transmettre à son enfant à naître dépend de l’origine de la malformation. Pour en savoir plus [Cliquer ici].

* INRS, Produits chimiques cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction. Classification réglementaire, 2012 [Catalogue produits chimiques cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction]


Oligoamnios : Quantité de liquide amniotique insuffisante


Ostéogénèse : Processus par lequel s’élabore le tissu osseux.


Phénotype :  Le phénotype est l’ensemble des caractéristiques visibles d’un organisme : couleur des cheveux, des yeux, forme des oreilles, du nez, taille, groupe sanguin… Le phénotype est en partie l’expression visible du génotype (patrimoine génétique d’un individu). Il peut être influencé par l’environnement et le mode de vie (alimentation).


Prévalence : La prévalence d’une malformation congénitale correspond à la proportion d’individus nés, vivants ou non, porteurs de malformation pour une année donnée par rapport au nombre total de naissances avec et sans malformation (y compris enfants nés sans vie).

Les malformations congénitales sont responsables dans les pays développés de 20 à 25% de la mortalité périnatale totale, elles figurent ainsi dans les premières causes de mortalité périnatale en France. La fréquence des malformations congénitales parmi l’ensemble des grossesses n’est pas connue car de nombreuses conceptions donnent lieu à des avortements spontanés précoces (fausses couches) qui passent parfois inaperçus. On dispose de très peu de données sur la fréquence et le type de malformation probablement lié à ces fausses couches précoces, tous les produits de conception ne donnant pas lieu à un examen anatomopathologique ou chromosomique. Le plus souvent, ce sont des anomalies chromosomiques et des malformations qui sont à l’origine de ces avortements spontanés du 1er trimestre de grossesse. Ainsi, les malformations recensées par les registres ne reflètent pas véritablement l’ensemble des issues de conception puisque certaines fausses couches précoces peuvent échapper à l’enregistrement. C’est la raison pour laquelle on parle de prévalence de malformations à la naissance et non d’incidence. Cette prévalence se situe entre 3 à 4% des naissances et concerne tous les types de malformations recensés à ce jour.


Récurrence (risque de) : Le risque de récurrence correspond à la probabilité qu’une malformation déjà survenue chez un ou plusieurs membres d’une même famille, se reproduise chez un autre membre de cette famille.


Réseau périnatal : « La périnatalité fait référence à l’ensemble des processus qui précèdent, qui sont concomitants et qui suivent immédiatement la naissance. Entrent dans ce champ l’accès à la contraception, le désir d’enfant, la conception, le diagnostic anténatal, la grossesse quelles qu’en soient la durée et l’issue, l’interruption volontaire de grossesse, l’accouchement, le choix des parents relatifs à la naissance, l’accueil du nouveau-né, l’allaitement, le dépistage néonatal, l’établissement des premiers liens, les premiers mois de vie de nourrisson.

Un réseau de santé en périnatalité (RSP) est une structure de coordination, d’appui, d’évaluation et d’expertise médicale exerçant des missions dans le champ de la santé périnatale, en amont et en aval de la naissance. Dans le champ de la prévention, la prise en charge est adaptée en fonction des risques identifiés pour la mère et l’enfant, et en respectant le choix des familles. »*

Les missions confiées aux RSP sont définies dans la circulaire n°DGOS/01/03/CNAMTS/2006/151 du 30 mars 2006. Celles-ci sont multiples et ont pour objectif de :

  • permettre une prise en charge globale et continue quel que soit le lieu de prise en charge (pas de rupture hôpital/domicile)
  • informer et accompagner les futurs parents ;
  • assurer des formations interdisciplinaires pour l’ensemble des professionnels impliqués
  • organiser et assurer le partage de l’information (données médicales, sociales et psychologiques)
  • évaluer les pratiques
  • recueillir et transmettre des données épidémiologiques.
*INSTRUCTION N°DGOS/PF3/R3/DGS/MC1/2015/227 du 3 juillet 2015 relative à l’actualisation et à l’harmonisation des missions des réseaux de santé en périnatalité dans un cadre régional.  [Circulaire]

Séquence : Une séquence est le résultat d’anomalies multiples résultant d’un seul facteur causal et une cascade d’évènements secondaires (séquence de Potter = ou l’insuffisance du débit urinaire fœtal entraîne un oligoamnios responsable d’une compression fœtale avec pied bot, faciès écrasé, dislocation des hanches et hypoplasie pulmonaire).


Sporadique : Une anomalie génétique est qualifiée de sporadique lorsqu’elle affecte un individu alors qu’aucun de ses ascendants ne sont atteints.


Syndrome : Un syndrome regroupe des anomalies dues à une cause commune, indépendamment d’une séquence (le syndrome de Down est dû à une trisomie 21)


Transmission autosomique : La transmission des caractères génétiques est dite autosomique lorsque ces caractères sont portés sur les chromosomes non sexuels, c’est-à-dire les autosomes. Pour en savoir plus : Transmission des maladies génétiques – Orphanet.


Transmission autosomique récessive : ce mode de transmission décrit une des manières dont une maladie génétique héréditaire peut se transmettre aux membres d’une famille. Pour que la maladie -ou la malformation- se développe, il faut que le gène en cause soit porté par un autosome et que l’anomalie touche les deux exemplaires du gène, chacun hérité d’un des parents. Chaque parent d’une personne atteinte de la maladie est donc lui-même porteur d’une anomalie génétique sur un de ses exemplaires du gène, sans être lui-même malade : les deux parents sont dits porteurs sains.

Les maladies qui se transmettent sur le mode autosomique récessif sont des maladies génétiques qui touchent aussi bien les filles que les garçons. La consanguinité augmente leur risque.

Deux cas se présentent :

1) L’un des parents est atteint (il présente la maladie -ou la malformation- d’origine génétique) : il est donc porteur de deux gènes déficients :

  • Si l’autre parent est lui aussi atteint (cas rare), 100% des enfants seront atteints. Si l’autre parent n’est pas atteint mais est porteur du gène déficient, 50% des enfants seront atteints et tous seront porteurs du gène déficient.
  • Si l’autre parent n’est pas porteur du gène déficient, aucun des enfants ne sera atteint, mais tous seront porteurs du gène qu’ils risquent de transmettre à leurs enfants.

2) L’un des parents possède le gène, mais il n’est pas atteint par la maladie (ou la malformation) :

  • Si l’autre parent est lui aussi porteur sain de la maladie, 25% des enfants risquent de présenter la maladie alors qu’aucun de leur parent ne l’avait. 50% seront porteurs sans être atteints et 25% seront sains.
  • Si l’autre parent ne porte pas le gène déficient, aucun des enfants ne présentera la maladie. Toutefois 50% d’entre eux risquent de transmettre la maladie à leur propre descendance. Cette situation est surtout rencontrée en cas de consanguinité (des parents, des grands-parents, arrière grands-parents)

Transmission autosomique dominante : ce mode de transmission décrit une des manières dont une maladie génétique héréditaire peut se transmettre aux membres d’une famille. Pour que la maladie -ou la malformation- se développe, il faut que le gène en cause soit porté par un autosome  et il suffit que l’anomalie touche un seul exemplaire du gène pour que la maladie ou la malformation se développe. Cette anomalie se transmet par un des parents, le père ou la mère. Celui-ci, est lui-même atteint (il a l’anomalie génétique en un exemplaire sur un de ses chromosomes) et il a forcément l’un de ses deux parents atteints. Il risquera à 50% de transmettre sa maladie. Ce type de maladie touche autant les femmes que les hommes.


Transmission liée au sexe (ou transmission gonosomique) : La transmission d’un caractère génétique est dite liée au sexe lorsque ce caractère est porté sur les gonosomes (chromosomes sexuels). En plus des 22  paires d’autosomes, la femme possède deux chromosomes X et l’homme a un chromosome X et un chromosome Y. Voir transmission dominante liée au sexe et transmission récessive liée au sexe.


Transmission dominante liée au sexe : Ce mode de transmission est très rare. En général, les gènes déficients sont portés par le chromosome X. Les hommes comme les femmes peuvent être atteints, s’ils ont un chromosome X qui porte une anomalie génétique. Ce chromosome peut être transmis par un des parents, père ou mère, lui-même malade. Deux cas se présentent :

1) Le père est atteint (la maladie se transmet par son chromosome X)

  • Si la mère est atteinte également, tous les enfants seront atteints par la maladie. Dans une configuration plus favorable et plus fréquente, toutes les filles seront atteintes ainsi que la moitié des garçons, l’autre moitié des garçons étant sains.
  • Si la mère n’est pas atteinte, toutes les filles seront atteintes (et transmettront la maladie), mais pas les garçons (aucun des garçons ne développera ni ne transmettra la maladie).

2) La mère est atteinte

  • Si le père est atteint également, tous les enfants seront atteints par la maladie.
  • Si le père n’est pas atteint, la moitié des filles et la moitié des garçons ont un risque d’être atteints. Cela signifie qu’il y a 50% de chances que l’enfant, fille ou garçon, ne soit pas atteint et dans ce cas, la transmission de la maladie dans cette branche de la famille sera interrompue.

Transmission récessive liée au sexe : En général, sauf cas rares, les gènes déficients sont portés par le chromosome X. Le père porteur du gène est obligatoirement atteint.

Trois cas se présentent :

1) La mère est porteuse du gène déficient, mais non atteinte par la maladie

  • Si le père est porteur du gène déficient, il est également atteint par la maladie. Dans ce cas, la moitié des filles sera atteinte et l’autre moitié porteuse du gène sans être atteinte. La moitié des garçons sera saine et l’autre moitié sera atteinte.
  • Si le père est sain, la moitié de ses filles seulement sera porteur du gène, l’autre moitié étant saine. La moitié des garçons seront sains et l’autre moitié sera atteinte. Ce cas est l’un des plus fréquents.

2) La mère est atteinte par la maladie

  • Si le père est atteint également, tous les enfants seront atteints par la maladie.
  • Si le père n’est pas atteint, tous les garçons seront atteints par la maladie. Toutefois la totalité des filles sera porteuse du gène et risque de le transmettre.

3) La mère est saine et le père est atteint

Dans ce cas, toutes les filles seront porteuses saines. Les garçons seront sains.


Page modifiée le 02 octobre 2017.

Registre des Malformations en Rhône-Alpes